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jeudi 28 février 2019

HUMEUR DU JOUR

Du 28 février 2019 :



Après la baisse des APL (suivie de leur non revalorisation en 2019, décret n° 2018-1316 du 27 décembre 2018), la hausse de la CSG (mais supprimée sur les frais de mandats parlementaires), la non revalorisation des retraites.


Après les déclarations du président Macron sur la culture française (n'existe pas), la colonisation (crime contre l'humanité, ceci en dépit de la loi du 23 février 2005 reconnaissant l'œuvre accomplie par la France dans les anciens départements français), le lien Église-État (à rétablir), l'islam (travail sur sa structuration), la laïcité (radicalisée), les gares (on y croise ceux qui ne sont rien), les GAD (illettrées), les vrais Français (n'existent pas), le Gaulois (réfractaire), les Bretons (une mafia), le kwassa kwassa (amène du Comorien), le " en même temps " historien/mémorien (sur Pétain), les photos déplacées aux Antilles le 29 septembre 2018 (photos brièvement censurées par facebook !!),

L’image contient peut-être : 4 personnes, personnes souriantes, texte

les manifestants gilets jaunes ("complices du pire")
Après l'affaire Benalla (appréciation d'un " parcours différent " ; coffre-fort disparu ; passeports diplomatiques égarés ; petits messages entre amis : gros contrats entre amis) ;
Les casseroles de ministres : Laura Flessel (la situation fiscale de la société gérée par son mari), Muriel Pénicaud (plus-value sur la vente en 2013 d'actions Danone avant un plan social), Françoise Nyssen (travaux non déclarés dans ses locaux); Roxana Maracineanu (son logement social à Clamart), Florence Parly (48 670 € par mois sur 14 mois à la SNCF).
Après les hausses, récentes et annoncées, de taxes (notamment sur les carburants; y échappent kérosène et fuel lourd), le maintien d'une TVA élevée (appliquée à certaines taxes), la hausse du prix du gaz, le durcissement et renchérissement des contrôles techniques essence et diesel, la montée de la dette publique (2 322,3 milliards d'€), etc.
Le couple du pouvoir exécutif est en bonne voie pour un cent fautes.


Du 21 février 2019 :

Tweets

  1. a rencontré les représentants du peuple élu. Pas sûr que cela suffise...


Du 3 septembre 2018, conférence " Comprendre la relativité " par Pierre Dumont à l'I. U. T. de Montluçon.

Suite d'affirmations lues sur les slides d'un rétroprojecteur, sans jamais vraiment offrir des explications à comprendre.

Plan suivi (de mémoire) :

Relativité galiléenne
Vitesse de la lumière
Électromagnétisme
Transformation de Lorentz
Relativite restreinte
Relativité générale
Trous noirs
Ondes gravitationnelles

Pour la relativité galiléenne, il aurait été bon de donner l'exemple de la sensation du mouvement du paysage quand on est dans un train.

Rabelais : " Étant sur la rivière de Loire, nous semblent les arbres se mouvoir ; toutefois ils ne se meuvent, mais nous par le décours du bateau. (Le Cinquième Livre, XXVI).

Pour la transformation de Lorentz, il aurait fallu indiquer clairement que les équations de cette transformation résultent simplement de la double exigence de la constance de la vitesse de la lumière et de la symétrie des lois physiques dans des référentiels galiléens, c'est à dire en mouvement de translation uniforme les uns par rapport aux autres.


Du 12-13 septembre 2018, association Exedra-Réflexion (présidée par Guillaume Martinez) à Montluçon.


Mai 68, 50 après, conférence par Jean-Pierre DUTEUIL, un des animateurs du Mouvement du 22 mars à l'Université Paris X - Nanterre où il était étudiant en sociologie de 1964 à 1968. Duteuil ne nous a hélas rien révélé de sa grande proximité avec Cohn-Bendit en 1968. Il est un militant anarchiste professionnel.

Je joint mes propres remarques aux éléments exposés par le conférencier (que je ne connaissais pas mais qui bénéficie d'une notice sur Wikipedia). J'avais moi-même suivi des cours à Nanterre à partir de l'année universitaire 1969-70 (en psychologie puis en philosophie, au bâtiment C).

Antécédents et ailleurs :
Grèves de 1964-65 des ouvriers spécialisés (OS)
Début de la " libération sexuelle " : loi Neuwirth en 1967, autorisation de la pilule contraceptive.
À Caen, grèves ouvrières suivies de la nuit d'émeute du 26 et 27 janvier.
Aux USA, révolte étudiante à l'université Columbia en avril 1968, relatée dans le film The Strawberry statement. Version française : Des fraises et du sang.

Mars-juin 68
Duteuil décrit Nanterre comme un campus à l'américaine, alors que c'était horrible, que du béton (j'ai visité l'université américaine d'Harvard, c'est autre chose !!) ; mais il dit aussi que ça fut construit dans un terrain vague...
Comités d'action.

Le philosophe Paul Ricœur : Le 17 mai 1968, solidaire des étudiants en lutte, il démissionne de la direction du Département de philosophie. Le 18 avril 1969, il est élu doyen de la Faculté des lettres et sciences humaines (l'Université de Nanterre n'existera officiellement qu'en 1970). Son bureau est alors régulièrement envahi, il est pris à partie, souvent insulté, jusqu'à ce qu'on le coiffe d'une poubelle en hiver 1969...

3 mai 68 : évacuation de la Sorbonne par la police.

5 mai : L’assemblée générale des Comités d'action lycéens (CAL) appelle le 5 mai 1968 à la manifestation du 10 mai. Près de 400 lycées sont occupés en mai et juin. 

10-11 mai : barricades au Quartier latin.

13 mai : début de la grève générale sauvage. Cohn-Bendit défile en tête de la manifestation parisienne, aux côtés d'Alain Geismar (SNESup) et de Jacques Sauvageot (UNEF)

16 mai : le drapeau noir et le drapeau rouge flottent au fronton du théâtre de l'Odéon, encadrant une large banderole "Étudiants-Ouvriers, l'Odéon est ouvert". Dans la journée, Daniel Cohn-Bendit fait une brève intervention pour soutenir les occupants et maintenir l'occupation.

16 mai : Le comité d'occupation de la Sorbonne lance un appel à l'occupation immédiate de toutes les usines en France et à la formation de conseils ouvriers.

21 mai : Cohn-Bendit interdit de séjour en France alors qu'il se trouve à Frankfort.

29 mai : disparition surprise du général de Gaulle.

30 mai : dissolution de l'Assemblée nationale.

31 mai : le peuple de droite manifeste sur les Champs-Élysées.

Après
Loi Edgar Faure du 12 novembre 1968 d'orientation de l'enseignement supérieur. Remplacement des facultés par des unités d'enseignement et de recherche (UER).


Importance affirmée de Mai 68 pour les luttes des femmes, des homosexuels, pour la lutte anti-colonialiste. Duteuil rappelle que Ségolène Royal, socialiste, était contre le mariage homosexuel, et reproche aux socialistes d'avoir réduit l'homosexualité au mariage (sous-entendu bourgeois). Lionel Jospin aussi était contre, by the way, ainsi que le député socialiste Jean-Pierre Michel. 

Orientation principale du mouvement : contestation du capitalisme.
Le mouvement contestait aussi l'autorité, la transmission du savoir par les cours magistraux ; en cela, il était précurseur des théories pédagogistes qui recommandent de laisser les élèves construire eux-mêmes leur savoir. Il s'ensuivit une baisse de niveau déplorée aujourd'hui par la grande majorité des enseignants.

Le mouvement était minoritaire chez les étudiants, dit Duteuil qui souligne la participation ouvrière qui serait trop souvent passée sous silence. Mais tous les agissements sont le fait de minorités.

Les années qui suivirent connurent la vogue de Jacques Lacan, dont les séminaires à la fac de droit Panthéon étaient très courus, et de Michel Foucault qui officiait au Collège de France.

Je raconte que j'ai rencontré Daniel Cohn-Bendit deux fois, la première à Paris dans les locaux de la revue Esprit, vers l'an 2000. DCB y déclara notamment : " Cela m'amuserait de revenir faire de la politique en France. " Mais ce n'était alors pas possible, car il n'avait alors pas la nationalité française (acquise en 1975 seulement). La seconde fois à Marseille, lors d'une réunion organisée par l'hebdomadaire Marianne.

Duteuil déclare ne pas aimer parler de Cohn-Bendit, et des individualités en général ; sa notice wiki dit pourtant qu'il fut " très proche de Daniel Cohn-Bendit durant les années 1965-1968 ". Il est aujourd'hui à fond " lutte des classes ", " bourgeoisie ", " contradictions ", et tous les concepts marxistes éculés ; pas du tout donc sur la ligne européenne de Dany. En 1977 on le retrouve dans la Vienne où il élève des chèvres avec un réfugié argentin...

Impression d'être dans les catacombes des derniers soixante-huitards (ça rime avec communards, mais la seconde Commune de Paris avait duré plus longtemps, et fut plus tragique). Duteuil, anarchiste dès son plus jeune âge, dit encore ne pas aimer du tout le chant, notre hymne national, de la Marseillaise, à l'école ou ailleurs. Ils sont encore quelques uns à ne pas être découragés par le fait que ce mouvement " Mai 68 " fut une effervescence qui connut très rapidement un échec politique avec les législatives de juin. qui se brisa sur le roc de la démocratie dite "formelle".

* * * * *

Prochaine conférence à Exedra-Réflexion, le 24 octobre 2018, " S'instruire avec Internet ", par moi-même.
J'en parle avec un voisin, il me dit : oui, Internet est un outil formidable, on trouve sur Gallica la collection complète de L'Humanité...

Pour moi, Internet, l'international network, est un instrument remarquable, et pas un simple outil. Ne s'en servir que pour consulter ce quotidien (Organe central du Parti communiste français de 1920 à 1994), ce serait triste...

Je parlerai de Gallica et Wikisource

Se méfier des citations sans référence que l'on trouve sur les réseaux sociaux.

(à suivre)

* * * * *

Des 12-17/12/2017

On me demande mon avis sur " il ne convient pas qu'on crée une loi pour chaque catégorie de personnes " ; je retrouve le contexte :
Le choix d’Aupetit est un vrai cadeau à la frange la plus radicale du catholicisme français. Spécialiste des questions bioéthiques, le nouvel archevêque de Paris est, dans ce domaine, un ultraconservateur. «Doctrinalement, c’est quelqu’un de très sûr», relève Philippe Portier. Ses anciennes déclarations ne laissent aucun doute sur son engagement à venir. Comme le cardinal Philippe Barbarin, il a été un farouche opposant au mariage pour tous. Il avait donné le ton, en juillet 2012, dans une interview à Paris Notre-Dame, l’hebdomadaire du diocèse de Paris. « ll ne convient pas, qu’au nom d’un individualisme exacerbé, on crée une loi pour chaque catégorie de personnes, déclarait-il. Sinon, pourquoi pas la polygamie ? L’inceste ? L’adoption d’un enfant par un frère et une sœur ? Pourquoi pas, en effet, "puisqu’ils s’aiment", pour reprendre l’argumentation des partisans du "mariage homosexuel" ? »Le nouvel archevêque de Paris est tout autant opposé à une ouverture de la PMA aux couples de femmes et aux célibataires, là aussi sur la même longueur d’onde que la Manif pour tous. Pourfendeur de ce qu’il appelle régulièrement «la boboterie parisienne», Aupetit ne fait jamais dans la dentelle. «La véritable question, c’est effectivement la disparition du père, répondait-il en juin 2017 dans une interview à Famille chrétienne, à propos de la PMA. […] L’enfant devient un simple produit manufacturé : sous prétexte qu’il est objet de désir, il est mis à la disposition des adultes, comme l’on ferait pour une voiture ou un smartphone à la mode !» "  (Libération, 7 décembre 2017)
La loi ne dispose que pour l'intérêt général, pas pour des mesures individuelles ; le domaine de la loi est fixé par l'article 34 de la Constitution.

La loi dispose pour certaines "catégories" définies par un statut particulier : par exemple, " les garanties fondamentales accordées aux fonctionnaires civils et militaires de l’État ". Dans le cas de la loi Taubira, comme dans le cas du Pacs, le législateur a eu implicitement en tête la situation des homosexuels ou celle des couples homosexuels, catégories sans statut juridique.

Le 28 janvier 2011, par sa décision 2010-92 QPC, le Conseil constitutionnel décida que le caractère alors intrinsèquement hétérosexuel du mariage, selon les anciens articles 75 et 144 du Code civil, était conforme à la Constitution : 
" les dispositions contestées n'affectent pas la liberté individuelle " (considérant 6)
" le droit de mener une vie familiale normale n'implique pas le droit de se marier pour les couples de même sexe " (considérant 8)
" le législateur a, dans l'exercice de la compétence que lui attribue l'article 34 de la Constitution, estimé que la différence de situation entre les couples de même sexe et les couples composés d'un homme et d'une femme peut justifier une différence de traitement quant aux règles du droit de la famille " (considérant 9)
" les dispositions contestées ne sont contraires à aucun autre droit ou liberté que la Constitution garantit " (considérant 11)
   Ceci démolissait la prétention socialiste à présenter sa loi "mariage pour tous" comme une loi d'égalité mettant fin à une discrimination. La deuxième loi Taubira dans ce domaine (la première étant la loi 2012-954 du 6 août 2012 sur le harcèlement sexuel) est donc construite sur un mensonge.

Valeurs actuelles, 7 décembre 2017 : " Ce spécialiste de bioéthique, auteur de plusieurs ouvrages sur la question, devrait pouvoir faire entendre fermement la voix de l’Église sur les dossiers de la PMA, de la GPA ou de l’euthanasie, comme il l’a déjà fait à l’occasion de l’affaire Vincent Lambert, ou devant la commission des Affaires sociales du Sénat à propos de la révision de la loi Léonetti. La devise qu’il s’est choisie au moment de devenir évêque de Nanterre confirme ce tropisme : “Je suis venu pour que les hommes aient la vie, pour qu’ils l’aient en abondance.” "

La question de la légalisation de l'euthanasie (passive ou active) est, à la différence de la loi "mariage pour tous", une question de pure liberté, - liberté exercée par l'individu sur le déroulement de son existence, pas celle d'une loi qui viserait à rétablir une quelconque égalité entre catégories sociologiques ; " une loi qui permet mais n'oblige pas ni ne fait de tort à autrui " (Paul L.) Or l’Église catholique (qui me baptisa en l'absence de consentement de mes parents) a encore bien du mal à reconnaître la liberté des incroyants. L'incroyance est pourtant la deuxième conviction de France, bien avant cet islam pour lequel elle professe une singulière empathie.


Du 28/9/2017

" La liberté d'expression est menacée en France " : c'est ce que disait hier soir une conférencière d'Amnesty International, Anne Gérard-Caelen, lors d'une réunion d'une petite association de Montluçon, Exedra-Réflexion.
Pas par les lois Pleven (juillet 1972), Gayssot (1990) et Halde (2004) durcies récemment (notamment dans la loi Égalité et citoyenneté), mais par le projet de loi antiterroriste (selon elle).
La même est outrée par " le recours systématique " aux ordonnances, ce qui ne serait pas démocratique. Je lui fais remarquer que cette disposition figure dans une Constitution adoptée par référendum.
Par ailleurs, elle ne s'offusque évidemment pas du recours systématique aux grèves (politiques) et aux manifestations pas toujours autorisées.
Cerise sur le gâteau, elle est d'accord avec la direction d'Amnesty International (AI) qui défend le droit des femmes à porter la burka, en tant que " droit de porter des habits à connotation religieuse ". Sur ce prétendu droit, AI avait soutenu une Requête (no 43835/11) contre notre loi du 11 octobre 2010 ; la CEDH, par arrêt du 1er juillet 2014 reconnut le droit de la France à préserver les conditions du vivre ensemble (interactions entre les individus) et ainsi son choix de société. La Cour concluait que cette loi française ne viole aucun article de la Convention de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales.


L'ONG Amnesty International :
89. fait valoir que le droit de porter des habits à connotation religieuse est protégé par le Pacte international relatif aux droits civils et politiques en ce qu’il relève du droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion et du droit à la liberté d’expression. Elle ajoute que le pacte prévoit des exceptions semblables à celles admises par les articles 9 et 10 de la Convention, et soutient que le droit international public requiert qu’elles soient interprétées similairement d’un instrument à l’autre. Elle invite en conséquence la Cour à prendre en compte les Observations générales nos 22, 27 et 34 du Comité des droits de l’homme des Nations unies ainsi que sa jurisprudence (paragraphe 38 ci-dessus).
90. ajoute que le droit à la non-discrimination est garanti par tous les instruments internationaux et régionaux de protection des droits fondamentaux, qu’une interprétation homogène s’impose là aussi et qu’il ressort notamment du Pacte international relatif aux droits civils et politiques et de la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes que les États ont l’obligation de prendre des mesures effectives permettant de remédier aux comportements discriminatoires. Elle renvoie de plus aux Observations générales nos 22 et 28 du Comité des droits de l’homme. Elle met en outre en exergue le risque de discrimination croisée : les femmes peuvent souffrir d’une forme spécifique de discrimination en raison de la combinaison du facteur sexe avec d’autres facteurs tels que la religion, laquelle trouve notamment son expression dans le fait de « stéréotyper » certaines catégories de femmes. Elle souligne aussi que des restrictions au port du foulard ou du voile peuvent affecter le droit de travailler, le droit à l’éducation et le droit à l’égalité devant la loi, et peuvent encourager le harcèlement et la violence.
91. supposer que les femmes qui portent certains types d’habits le font parce qu’elles y sont contraintes relève d’un stéréotype sexiste ou religieux ; mettre fin à la discrimination requerrait une approche bien plus nuancée.
La CEDH :
122 la clôture qu’oppose aux autres le voile cachant le visage est perçue par l’État défendeur comme portant atteinte au droit d’autrui d’évoluer dans un espace de sociabilité facilitant la vie ensemble. Cela étant, la flexibilité de la notion de « vivre ensemble » et le risque d’excès qui en découle commandent que la Cour procède à un examen attentif de la nécessité de la restriction contestée.
141 peut accepter qu’un État juge essentiel d’accorder dans ce cadre une importance particulière à l’interaction entre les individus et qu’il considère qu’elle se trouve altérée par le fait que certains dissimulent leur visage dans l’espace public
142. estime que l’interdiction litigieuse peut être considérée comme justifiée dans son principe dans la seule mesure où elle vise à garantir les conditions du « vivre ensemble ».
153 la question de l’acceptation ou non du port du voile intégral dans l’espace public constitue un choix de société.
157. En conséquence, notamment au regard de l’ampleur de la marge d’appréciation dont disposait l’État défendeur en l’espèce, la Cour conclut que l’interdiction que pose la loi du 11 octobre 2010 peut passer pour proportionnée au but poursuivi, à savoir la préservation des conditions du « vivre ensemble » en tant qu’élément de la « protection des droits et libertés d’autrui ».
158. La restriction litigieuse peut donc passer pour « nécessaire », « dans une société démocratique ». Cette conclusion vaut au regard de l’article 8 de la Convention comme de l’article 9.
159. Partant, il n’y a eu violation ni de l’article 8 ni de l’article 9 de la Convention. "
L'ambiguë AI prône l'ouverture des frontières sans restriction (opération I welcome), tout en refusant à la France les moyens juridiques de sa protection contre le terrorisme et le totalitarisme islamiques ; ceci au nom de " droits humains " extensibles à l'infini.

L'ONG qui en 1977 reçut le prix Nobel de la paix pour son action contre la torture s'est donc vue en 2014 retoquée par la Cour européenne des droits de l'homme pour avoir tenté de dénier à la France son choix de société ; triste dérive...