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vendredi 13 juillet 2018

L'ÉTRANGER

(Faut-il avoir peur des migrants ?)

Thème du café-philo de Montluçon du 2 juillet 2018. 

Prochaines réunions au bar de la Fraternité :

Lundi 3 septembre 2018, autour du Dictionnaire philosophique (1764-1774) de Voltaire.
Lundi 1er octobre 2018, sur le concept de bioéthique.
Novembre (sous réserve) " l'exégèse renouvelée " selon Abdennour Bidar.

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extraneus « du dehors, extérieur; qui n'est pas de la famille, du pays, étranger ».

Ausländer, foreigner, Fremdestranger

ARISTOTE : « Est aussi facteur de sédition l’absence de communauté ethnique tant que les citoyens n’en sont pas arrivés à respirer d’un même souffle. Car de même qu'une cité ne se forme pas à partir d'une masse de gens pris au hasard, de même ne se forme-t-elle pas dans n'importe quel espace de temps. C'est pourquoi parmi ceux [les peuples] qui ont, jusqu'à présent, accepté des étrangers pour fonder une cité avec eux ou pour les agreger à la cité, la plupart ont connu des séditions. Ainsi des Achéens fondèrent Sybaris [Calabre actuelle] avec des Trézéniens, puis les Achéens devenus majoritaires chassèrent les Trézéniens, d'où la souillure qui échut aux Sybarites (1). Et à Thourioi (2) des Sybarites entrèrent en conflit avec ceux qui avaient fondé cette cité en même temps qu'eux sous prétexte que c'était leur propre pays : ils en furent chassés. À Byzance les nouveaux arrivants, ^pris en flagrant délit de conspiration, furent chassés par les armes. Les gens d'Antissa [sur l'île de Lesbos] chassèrent par les armes ceux qui fuyaient Chios et qu'ils avaient accueillis. Les gens de Zancle [ancien nom de Messine] ayant accueilli des Samiens, ceux-ci les chassèrent de chez eux. Les Appoloniates du Pont-Euxin [mer Noire] connurent des séditions après avoir introduit des étrangers chez eux. Les Syracusains, après la période des tyrans [Hiéron et Trasybule], ayant fait citoyens des étrangers, en l'occurrence des mercenaires, connurent des séditions et en vinrent aux armes. Les gens d'Amphipolis [Macédoine orientale], ayant accepté des colons de Chalcis furent en majorité chassés par ces derniers. »
Les Politiques, livre V, chapitre 3, [11-13], 1303a-b. traduction et notes par Pierre Pellegrin, Paris : Flammarion, 1990, collection GF.
1. Les Sybarites restant, d'origine achéenne, avaient violé l'accord même sur lequel reposait la fondation de la cité, ce qu'Aristote, comme sans doute la majorité des Grecs, assimile à un sacrilège.
2. Aristote semble faire allusion à l'ancienne Thourioi [Calabre actuelle] puisque Sybaris fut fondée en -720 et ravagée par les gens de Crotone en -510.

Plaute, Asinaria, vers 495 : Quand on ne le connaît pas, l'homme est un loup pour l'homme [Lupus est homo homini, non homo, quom, qualis sit, non gnovit ; cf Érasme, Adages, I, i, 69-70 : Homo homini Deus/Homo homini lupus ; Rabelais, Tiers livre, III : " Les hommes seront loups es hommes "]
Montaigne ; Homme dieu ou loup pour l’homme Essais III, v. Repris partiellement par Francis Bacon puis par Thomas Hobbes.


La phrase en latin médiéval si fueris Rōmae, Rōmānō vīvitō mōre; si fueris alibī, vīvitō sicut ibi., est attribuée à Ambroise de Milan. « Si tu es à Rome, vis comme les Romains ; si tu es ailleurs, vis comme on y vit. »
Cela fait référence au voyage de saint Augustin à Rome, où, comme il décrit dans la lettre 54 à Januarius, il s’est accoutumé aux usages.

Montaigne : estranger, le plus souvent au sens du mot anglais stranger.


Montesquieu : Lettres persannes, 1721.
" Je demeurais quelquefois une heure dans une compagnie sans qu’on m’eût regardé, et qu’on m’eût mis en occasion d’ouvrir la bouche. Mais, si quelqu’un, par hasard, apprenait à la compagnie que j’étais Persan, j’entendais aussitôt autour de moi un bourdonnement : Ah ! ah ! Monsieur est Persan ? c’est une chose bien extraordinaire ! Comment peut-on être Persan ? " (Lettre XXX).
" Libanius [Déclamations 17 et 18] dit que à Athènes un étranger qui se mêlait dans l'assemblée du peuple, était puni de mort. C'est qu'un tel homme usurpait le droit de souveraineté. " (De l'Esprit des lois, 1748, II, 2).


Jean-Jacques ROUSSEAU : «  Toute société partielle, quand elle est étroite et bien unie, s’aliène de la grande. Tout patriote est dur aux étrangers : ils ne sont qu’hommes, ils ne sont rien à ses yeux. Cet inconvénient est inévitable, mais il est faible. L’essentiel est d’être bon aux gens avec qui l’on vit. Au dehors le Spartiate était ambitieux, avare, inique ; mais le désintéressement, l’équité, la concorde régnaient dans ses murs. Défiez-vous de ces cosmopolites qui vont chercher loin dans leurs livres des devoirs qu’ils dédaignent de remplir autour d’eux. Tel philosophe aime les Tartares, pour être dispensé d’aimer ses voisins.  »  (Émile, Livre I)

Claude LÉVI-STRAUSS : « [En 1971 devant l’UNESCO] je m’insurgeais contre l’abus de langage par lequel, de plus en plus, on en vient à confondre le racisme défini au sens strict et des attitudes normales, légitimes mêmes, et en tout cas inévitables. Le racisme est une doctrine qui prétend voir dans les caractères intellectuels et moraux attribués à un ensemble d’individus, de quelque façon qu’on le définisse, l’effet nécessaire d’un commun patrimoine génétique. On ne saurait ranger sous la même rubrique, ou imputer automatiquement au même préjugé, l’attitude d’individus ou de groupes que leur fidélité à certaines valeurs rend partiellement ou totalement insensibles à d’autres valeurs. Il n’est nullement coupable de placer une manière de vivre et de penser au dessus de toutes les autres, et d’éprouver peu d’attirance envers tels ou tels dont le genre de vie, respectable en lui-même, s’éloigne par trop de celui auquel on est traditionnellement attaché. Cette incommunicabilité relative n’autorise certes pas à opprimer ou détruire les valeurs qu’on rejette ou leurs représentants, mais, maintenue dans ces limites, elle n’a rien de révoltant. Elle peut même représenter le prix à payer pour que les systèmes de valeurs de chaque famille spirituelle ou de chaque communauté se conservent, et trouvent dans leur propre fonds les ressources nécessaires à leur renouvellement.

Si, comme je l’écrivais dans Race et histoire, il existe entre les sociétés humaines un certain optimum de diversité au delà duquel elles ne sauraient aller, mais en dessous duquel elles ne peuvent non plus descendre sans danger, on doit reconnaître que cette diversité résulte pour une grande part du désir de chaque culture de s’opposer à celles qui l’environnent, de se distinguer d’elles, en un mot d’être soi ; elles ne s’ignorent pas, s’empruntant à l’occasion, mais, pour ne pas périr, il faut que, sous d’autres rapports, persiste entre elles une certaine imperméabilité.

Tout cela devait être rappelé, et plus encore aujourd’hui où rien ne compromet davantage, n’affaiblit de l’intérieur, et n’affadit la lutte contre le racisme que cette façon de mettre le terme, si j’ose dire, à toutes les sauces, en confondant une théorie fausse, mais explicite, avec des inclinations et des attitudes communes dont il serait illusoire d’imaginer que l’humanité puisse un jour s’affranchir ni même qu’il faille le lui souhaiter. » (Le Regard éloigné, Préface, Paris : Plon, 1983)

Paul Ricœur : « L'une de celles [des idées universelles au sens régulateur] à laquelle je tiens beaucoup, se trouve dans le Projet de paix perpétuelle [1795] de Kant : c'est l'idée d' " hospitalité universelle ". Troisième article définitif : " [...] Hospitalité signifie donc ici le droit qu'a l'étranger, à son arrivée dans le territoire d'autrui, de ne pas y être traité en ennemi [...] L'étranger ne peut invoquer un droit d'accueil [...] mais un droit de visite, le droit qu'à tout homme de se proposer comme membre de la société en vertu du droit de commune possession de la surface de la Terre sur laquelle, en tant que sphérique, ils ne peuvent se disperser à l'infini. " A-t-on remarqué que c'est un argument de type copernicien, qui repose sur l'idée que nous habitons dans un monde fini ? Les hommes pourraient toujours aller ailleurs ; mais puisque nous sommes obligés de vivre dans un monde fini, alors il faut pouvoir habiter n'importe où : " Il faut donc qu'ils se supportent les uns à côté des autres, personne n'ayant originairement le droit de se trouver à un endroit de la Terre plutôt qu'à un autre. " Comme dans les précédents articles, insiste Kant, il n'est pas question de philanthropie, mais de droit. Hospitalité signifie le droit qu'a l'étranger de ne pas être traité en ennemi... Ce passage est vraiment étonnant, avec cette idée d'invoquer la finitude géographique : parce que la Terre est ronde, ses habitants doivent se supporter, c'est-à-dire pouvoir habiter n'importe où sur la ronde boule. [...] Il va d'ailleurs, si l'on y réfléhit, contre l'idée de terre promise, puisque tout le monde peut en droit habiter n'importe où. Cela ne signifie pas que chacun devienne de ce fait citoyen de n'importe où ; autrement dit, l'argument ne s'attaque en aucune façon à la souveraineté, mais à la xénophobie. » (La Critique et la conviction, " France/États-unis ", Paris : Calmann-Lévy, 1995, pages 103-104).

« Notre laïcité ne peut être perçue par les musulmans que comme une idée folle issue d'une religion fausse ; lorsqu'un imam entend dire que les lois de la République sont supérieures à celles de la religion, il entend quelque chose qui est tout simplement inconcevable pour lui. » (La Critique et la conviction, Paris : Calmann-Lévy, 1995, page 203).


Pape François : « Un changement d’attitude envers les migrants et les réfugiés est nécessaire de la part de tous ; le passage d’une attitude de défense et de peur, de désintérêt ou de marginalisation — qui, en fin de compte, correspond à la “culture du rejet” — à une attitude qui ait comme base la “culture de la rencontre”, seule capable de construire un monde plus juste et fraternel, un monde meilleur» (Message pour la Journée mondiale du migrant et du réfugié 2014). Il reste toutefois un aspect tragique et douloureux de cette expérience: le trafic de personnes, l’abus de travailleurs domestiques migrants et le travail d’esclavage. Parmi les catégories relativement récentes de personnes en mouvement qui requièrent une nouvelle forme de protection et qui exigent une attention urgente de la part de la communauté internationale, figure celle des mineurs non accompagnés, dont le nombre et les abus sont en rapide augmentation. »  INTERVENTION DE S.Exc. Mgr SILVANO TOMASI, OBSERVATEUR PERMANENT DU SAINT-SIÈGE AUPRÈS DU BUREAU DES NATIONS UNIES ET DES INSTITUTIONS SPÉCIALISÉES À GENÈVE* [13 juin 2014]

" Le principe de la centralité de la personne humaine, fermement affirmé par mon bien-aimé prédécesseur Benoît XVI (Cf. Lettre encyclique Caritas in veritate, 47), nous oblige à toujours faire passer la sécurité personnelle avant la sécurité nationale. Par conséquent, il est nécessaire de former adéquatement le personnel préposé aux contrôles de frontière. Les conditions des migrants, des demandeurs d’asile et des réfugiés, postulent que leur soient garantis la sécurité personnelle et l’accès aux services élémentaires. Au nom de la dignité fondamentale de chaque personne, il faut s’efforcer de préférer des solutions alternatives à la détention pour ceux qui entrent sur le territoire national sans autorisation. MESSAGE DU PAPE FRANÇOIS POUR LA JOURNÉE MONDIALE DU MIGRANT ET DU RÉFUGIÉ 2018 [14 janvier 2018]



Montluçon, 2017

Les divers intervenants déplorent " une montée de l'intolérance ", les " raisons identitaires " des oppositions à l'accueil de tous les migrants qui se présentent ( "pour l'essentiel c'est la peur "), voire une "militarisation de la peur de l'autre " ; ou encore : " la politique européenne sur l'immigration, c'est la guerre ". Quant à l'impact des migrants sur le marché de l'emploi, " aucun problème, il y a du travail " ; pas de concurrence donc avec les travailleurs français (le risque d'entraîner tous les salaires à la baisse n'est pas davantage envisagé). 

On serait " tous issus de l'immigration ". Ce qui dans mon cas comme dans bien d'autres, est faux. Si j'ai 1/16 de polonais, tout le reste est de souche (précisions tout au début de ma généalogie). La représentante d'Amnesty International affirme que " l'asile est un droit ", sans plus de précision. Or dans notre bloc constitutionnel, il est stipulé :
" 4. Tout homme persécuté en raison de son action en faveur de la liberté a droit d'asile sur les territoires de la République. " (Préambule de la Constitution du 27 octobre 1946)
ce qui correspond à la seule notion de réfugié politique.

Il est certes humain et enrichissant d'accueillir des étrangers, comme pour des Français d'aller vivre et travailler hors de leur patrie, ce qui s'est toujours fait. On est d'autant plus sensible lorsque des enfants sont impliqués. Cependant l'immigration actuelle présente des caractéristiques particulières et soulève des difficultés nouvelles. Or aucune de ces difficultés et caractéristiques ne fut évoquée, fusse par un seul mot, lors de cette " table ronde ". Les divers exposés se sont bornés à présenter les actions d'associations ou d'individus en aide (démarches, enseignement du français, logement et emploi) aux migrants. Pas question donc de parler de zones de non droit, de territoires perdus, de communautarisme, de nouvel antisémitisme, encore moins d'atteintes à la laïcité ou de terrorisme islamique. Consensus dans l'angélisme...

Un bel optimisme économique fait dire qu'on aurait tout à gagner à ouvrir largement les frontières, que le travail des migrants créerait de nouveaux emplois. Un aspect de la question est cependant régulièrement négligé : il faut en effet prendre en considération les sommes envoyées par les immigrés vers les pays d’origine, soit plusieurs milliards d'euros à partir de la France (8 milliards d'€ selon Charles Milhaud, président du groupe Caisse d'épargne). Cela cause un déficit de consommation intérieure, donc déficit de la demande et de l'activité économique, d’où un effet négatif sur l’emploi.

En 2015, 80 075 demandes d'asile ont été enregistrées à l’OFPRA (source : ministère de l'Intérieur). Un intervenant utilise ce chiffre pour affirmer que par rapport à une population de 67 millions d'habitants, ce n'est pas grand' chose, et que nous pourrions bien le faire. Mais c'est confondre flux et stock, un flux qui s'ajoute à d'autres.

Ce n'est qu'après la fin de la réunion qu'un de mes voisins dans la salle osera nous parler de la question du halal pour tous, qu'il ne digère pas... La question n'aura pas été posée.

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Constitution du 24 juin 1793, Acte constitutionnel, article 4.

" - Tout homme né et domicilié en France, âgé de vingt et un ans accomplis ; - Tout étranger âgé de vingt et un ans accomplis, qui, domicilié en France depuis une année - Y vit de son travail - Ou acquiert une propriété - Ou épouse une Française - Ou adopte un enfant - Ou nourrit un vieillard ; - Tout étranger enfin, qui sera jugé par le Corps législatif avoir bien mérité de l'humanité - Est admis à l'exercice des Droits de citoyen français. "

" On est chez nous " ?
Code de l'urbanisme, article L. 101-1 (ancien article L. 110 issu de l'article 35 de la loi Defferre du 7 janvier 1983).

" Le territoire français est le patrimoine commun de la nation. "


Trois atteintes à la souveraineté nationale :

Nationalités multiples : estimées à environ 4 millions.

Vote des étrangers aux élections locales : fait l'objet d'une revendication ancienne.

Prise en compte du nombre de citoyens de l'UE inscrits sur les listes complémentaires pour la détermination du seuil du nombre d'électeurs pour le déclenchement d'un R. I. P.

Par ailleurs, l'afflux de migrants en provenance de pays où l'islam est religion d'État menace notre laïcité. Pays aussi à fort sexisme (situation très inégalitaire des femmes) et à forte homophobie (Stephen Smith).

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Extrait du compte rendu du Conseil des ministres du 21 février 2018
Le ministre d’État, ministre de l’intérieur, a présenté un projet de loi pour une immigration maîtrisée et un droit d’asile effectif [Immigration maîtrisée, droit d'asile effectif et intégration réussie]
. Ce projet de loi poursuit trois objectifs :
- la réduction des délais d’instruction de la demande d’asile ;
- le renforcement de la lutte contre l’immigration irrégulière ;
- l’amélioration de l’accueil des étrangers admis au séjour pour leurs compétences et leurs talents.
Tout d’abord, le projet de loi vise à renforcer la capacité de la France à accueillir ceux qui ont vocation à bénéficier d’une protection internationale. Ainsi, il accélère les délais de traitement de la demande d’asile et améliore les conditions d’accueil des demandeurs d’asile. Cette réforme s’avère nécessaire alors que l’année 2017 a connu le plus important volume de nouvelles demandes d’asile (100 000). Les délais sont réduits à chaque phase de l’instruction et du contentieux pour que les décisions soient rendues en six mois en moyenne. En outre, le séjour de certaines catégories de personnes bénéficiant d’une protection est sécurisé.
Ensuite, conformément aux engagements pris par le Président de la République devant les Français et réitérés devant les forces de l’ordre, et en pleine conformité avec le droit et les pratiques à l'échelle européenne, le projet de loi dote ces dernières et les préfectures d’un arsenal juridique innovant en vue d’améliorer l’efficacité de la lutte contre l’immigration irrégulière. Ainsi, il contient plusieurs mesures qui permettent de rendre plus effectives les décisions d’éloignement. Il affermit le régime de la retenue pour vérification du droit au séjour et celui de la rétention, en allongeant notamment leurs durées respectives. Il renforce les moyens juridiques dont disposent les forces de l’ordre pour contrôler les situations administratives.
La plus grande efficacité dans le traitement de la demande d’asile et la fermeté dans la lutte contre l’immigration irrégulière rendent possible une politique d’accueil généreuse et ouverte pour ceux qui ont vocation à être admis au séjour et à contribuer au développement de la France.
Le projet de loi simplifie donc la procédure dès le pays d’origine pour certains publics. Il étend le passeport talent aux salariés d’entreprises innovantes ainsi qu’à toute personne susceptible de participer au rayonnement de la France. Par ailleurs, le projet de loi favorise la mobilité des étudiants et chercheurs entre leur pays d’origine et la France, mais aussi dans le cadre de programmes de mobilité intra-européens. Le texte facilite enfin la recherche d’emploi pour ceux qui ont terminé leurs études en France et justifient d’un niveau suffisant.
S’agissant des territoires outre-mer, nombre des mesures d’application générale de ce projet de loi répondent à la situation spécifique de forte pression migratoire que certains d’entre eux connaissent.
Ainsi le projet de loi participe des objectifs plus généraux de la politique d’asile et d’immigration du Gouvernement : la maîtrise des flux migratoires, qui seule permet de garantir un droit d’asile effectif, l’accueil des étrangers admis au séjour et leur intégration.

Le 4 juillet : réunion de la CMP sur le projet de loi " Immigration maîtrisée, droit d'asile effectif et intégration réussie ".

À venir le 6 juillet : décision 2018-717 QPC du Conseil constitutionnel sur la fraternité.



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Sondage 27-28 juin 2018 :