dimanche 12 avril 2015

DFHM : J - jaquette à jupiter, et L - langage tapette à lopette

Extrait de mon Dictionnaire français de l'homosexualité masculine.
JACQUETTE, JACQUETTE FLOTTANTE

Dans les romans de Simonin et de San Antonio. Cité dans le dictionnaire d’argot de Pierre Perret.

"Et si je me sens profondément insulté à l’idée qu’un troupeau de chevaliers de la Jaquette vienne se sucer la luette devant Notre-Dame? Il faudra probablement que j’en essorille un pour que le président de la HALDE m’envoie ses témoins. Qui choisit les armes ?" (Bouteville, Action française, mars 2010.

JAZZ-TANGO

Synonyme de bisexuel. Milieu XXe siècle.

JÉSUS, PETIT JÉSUS

Dans le Vocabulaire argot-français de François-Vincent Raspail (1835), un jésus était défini comme « jeune homme fréquentant les personnes ».

« Les chanteurs ont à leur disposition de jeunes garçons doués d’une jolie physionomie, qui s’en vont tourner autour de tel financier, de tel noble personnage, et même de tel magistrat qui ne se rappelle de ses études classiques que les odes d’Anacréon à Bathylle, et les passages des Bucoliques de Virgile adressés à Alexis ; si le pantre mord à l’hameçon, le jésus le mène dans un lieu propice, et lorsque le délit est bien constaté, quelquefois même lorsqu’il a déjà reçu un commencement d’exécution, arrive un agent de police d’une taille et d’une corpulence respectables. »
Vidocq, Les Voleurs, 1837.

« JÉSUS. Les voleurs donnent ce nom aux jeunes garçons que les Tantes, les Chanteurs, les Rouspans  (voir ces divers articles), prostituent à leur gré, et dressent en même temps au vol et à la débauche. »
Vidocq, Les Voleurs, 1837.

En 1856, Francisque Michel suivait : « enfant dressé au vol et à la débauche ». Alfred Delvau reprit cette définition, et il mit pour gosselin : variété de jésus ».

D’après le policier François Carlier (Les deux prostitutions, 1860-70, Paris : Dentu, 1887. La partie « Prostitution antiphysique », pages 275 à 373, a été rééditée sous ce titre par Le Sycomore en 1981, avec une préface de Dominique Fernandez),

« Les prostitués tout jeunes prennent le nom de petits jésus. Lorsqu’ils ont vieilli, qu’ils ont gagné de l’audace et de l’expérience, ils deviennent des jésus. » (chapitre I)

  « En règle générale, un petit jésus ou un jésus, lorsqu’il est en présence d’un amoureux qui paye, fait main basse sur tout ce qu’il peut attraper sans être vu : bijoux, argent, papiers de famille, tout lui est bon. » (chapitre IV)

  « En dehors des pourvoyeurs spéciaux, la pédérastie a besoin du concours de nombreux proxénètes. Les gens qui occupent un certain rang dans le monde, ceux qui ont la prétention bien singulière de se respecter, ne se mettent presque jamais personnellement en campagne . Ils chargent le plus ordinairement de ce soin  des jésus qui, tout en courant pour leur propre compte les lieux de rendez-vous, s’occupent en même temps des missions galantes et lucratives qu’on leur confie. Aussi tous les jésus jouent-ils, à l’occasion, le rôle de proxénètes, et nous avons déjà dit que tous les petits jésus entretenus ne refusaient jamais à leurs entreteneurs, qui voulaient satisfaire un caprice passager, leurs bons offices en pareille matière. » (chap. V)

  Citons encore ce souvenir d’un autre policier parisien :

« Son petit Jésus, reconnu malade, est à l’infirmerie de la Santé. Tous deux ont tiré profit de l’imprudence commise par un père de famille qui a lié conversation avec le dit Jésus dans les latrines des Halles. »
G. Macé, Mes lundis en prison, 1889.

  Jésus a été donné comme argot pour pédéraste par A. Bruant. Dans une étude sur la centrale de Nîmes, le Dr Charles Perrier décrivit les moyens utilisés par les prisonniers pour communiquer entre eux, dont certains liquides ne laissant guère de traces :

  « Ces derniers moyens sont surtout connus de cette catégorie d’individus, ironiquement appelés tantes ou petits jésus – tristes personnages dont les honteuses pratiques répugnent à la nature et à la raison. »
La Maison centrale de Nimes, 1896, chapitre VI " Le prisonnier intime ". " répugnent à la nature et à la raison " : cela rappelle le théologien Albert le Grand (Docteur universel), qui parlait de " péché maximum car contre la grâce, la raison et la nature ".
  Ce sens homosexuel inattendu de jésus, qui s’est perdu aux XXe et XXIe siècles, avait peut-être pour origine l’idée d’enfant aimable et joli depuis longtemps attachée à ce nom. À moins que les allusions de Denis Diderot et du marquis de Sade à un amour sensuel entre Jésus et l’apôtre Jean n’aient bénéficié d’une certaine popularité ; avant eux, le dramaturge anglais Christopher Marlowe et le roi Frédéric II de Prusse s’étaient permis de telles remarques. Pendant la Révolution française, on pouvait lire dans un pamphlet anonyme :

« Défunt Jésus, mort comme notre frère Paschal au lit d’honneur, disait à saint Jean : – Viens, mon fils ; viens, mon bienaimé, te reposer sur mon sein. Pourrait-on douter de la véritable essence de ces tendres expressions ? »
Anonyme, Les Enfants de Sodome à l’Assemblée Nationale, 1790. (BnF, Enfer)

Pierre Joseph Proudhon commenta ces accusations :

« Qu’était cette prédilection tant remarquée du Christ pour le plus jeune de ses apôtres (Jean XIII, 23 ; XIX, 26, 27 ; XXI, 20) ? Je ne sais quel incrédule a pris occasion de ces passages pour jeter sur les mœurs de Jésus un odieux soupçon ; pour moi, j’y vois, comme dans l’épisode de Nisus et Euryale [Virgile, Énéide, livres V et IX], une imitation chrétienne de l’amour grec. »
Amour et mariage, XXV.

L’expression « faire le saint Jean » fut signalée par Francisque Michel comme décrivant une révérence discrète (signalée par Vidocq) qui aurait été un signe de reconnaissance ; cet usage des noms de Jésus et Jean fonctionne comme une interprétation, au sens freudien du terme, de l’homosexualité latente du christianisme.

JEUDI

« Madame Durut : "Quoi, ce grand Jeudi, qu'on dit malade d'un satyriasis incurable ?"
[Note] Chez les Aphrodites on nomme jeudis ces messieurs qui, tout au moins partagés entre l’œillet et la boutonnière (c’est-à-dire une fois pour toutes entre le c.. et le c..) avaient pour jour de solennité le jeudi, en l’honneur de Jupiter, le Villette de l’Olympe, comme tout le monde le sait. »
A. de Nerciat, Les Aphrodites, 2e partie, "L'Oeil du maître", 1793.

« Le Vicomte [à Célestine] : "Il n'y a point de sexe. Il n'y a que des formes et de l'électricité. Que m'importe qu'au revers de cet enfant charmant il y ait une prolongation, et qu'au tien il y ait une lacune ! [...] Fi du grossier pédéraste qui ne recherche pas la féminine illusion !"
[Note]  On observera que ces Jeudis sont à nous ce que sont les Indiens aux Européens. Ceux-ci font le diable noir, parce qu'ils sont blancs ; ceux-là le font blanc, parcequ'ils sont noirs. C'est ainsi que l'apostat vicomte appelle revers ce qui pour nous est l'endroit, et réciproquement. »
Andréa de Nerciat, Les Aphrodites, 5e partie, "Passe pour ceux-ci".

JOCKAI

« Il a fallu que je me contentasse du titre de son jockai, dont il [le marquis de Villette] s’amusait suivant l’occasion. Oui, sans doute, c’est à ce maître si connu, si zélé pour les sectateurs de Gomorrhe, que je dois mes notions sur la fouterie à visage retourné. »
Compère Mathieu, Suite des Pantins des Boulevards, 1791.

En russe, жокей a le sens d’homosexuel actif (Le Guévellou, 2002).

JUPITER

« Du Jupiter céleste un Ganymède on vante,
Le Jupiter toscan [le pape Jules III] en a plus de cinquante »
Joachim Du Bellay, Les Regrets [1558], sonnet 106.

« Le ganymède du pape Jean-Marie de Monte, dit Jules III, était de la taille de celui de Jupiter, et il avait ses traits de visage – selon la description des poètes –, ce que je dis pour l’avoir vu et contemplé à loisir, et même une fois qu’il était à table avec son Jupiter. »
Henri Estienne, Traité préparatif à l’Apologie pour Hérodote, 1566.


LANGAGE TAPETTE

« Pour pas mal de jeunes clubbeurs de moins de 25 ans, être vieux signifie, en langage tapette, avoir plus de 40 ans. »
Night and day, Agenda de Têtu, juillet-août 2004.

LAPIN, LAPINAGE

Dans l’argot des collégiens du Second Empire, « camarade aux penchants serviles » (G. Esnault).

« Dans l’argot du collège, on appelle lapins des libertins en herbe, pour lesquels Tissot [auteur d'un traité sur l'onanisme] eût pu écrire un nouveau Traité. »
Lorédan Larchey, Les Excentricités du langage, 1861.

« Terme d’écolier pour désigner celui d’entre eux qui branle ses camarades » (Alfred Delvau, Dictionnaire érotique, 1864)

« LAPIN. Enfant dépravé. Argot du collège. Vient du vieux mot lespin : prostitué. »
Lorédan Larchey, Dictionnaire historique d’argot, 1881.

« Camarade de lit, – dans l’argot des écoliers, qui aiment à coucher seuls. On sait quel était le lapin d’Encolpe, dans le Satyricon de Pétrone. » (Alfred Delvau, Dictionnaire de la langue verte, 2e édtion, 1883).

« des tendresses et des embrassements qui sont comme un réveil échauffé de leurs souvenirs de lapins »
Edmond et Jules de Goncourt, Journal, 19 février 1869.

« C’était un jeudi soir à l’étude : il se trouvait entre Mignon et Q…, un lapin, grâce aux soins de L… que ces intrigues réjouissaient. »
Dr J. Agrippa, La Première flétrissure, 1873.

"Il était, moyennant finances, le lapin des grands."
Luiz, Les Fellatores, 1888.

"Lapin : enfant ou adolescent vicieux qui remplit dans les collèges le rôle des mignons de Henri III, ou celui d'Alcibiade près de Socrate. Corruption du vieux mot lespin, prostitué, giton."
Hector France, Dictionnaire de la langue verte, 1907, réédition Nigel Gauvin, 1990

« Il y a des lapins qui servent à tout le monde »
Georges Hérelle, mss B16, Bibliothèque municipale de Troyes.

"Le mot le plus usité [en Chine] est "t'rou-tsé", qui veut dire "lapin", qualificatif parfaitement injurieux et humiliant pour la personne à qui il s'applique."
J.-J. Matignon, "Deux mots sur la pédérastie en Chine", Archives d’Anthropologie Criminelle, n° 79, 15 janvier 1899.

« Déjà du lapinage. Vous allez trop vite en besogne. Pas réglementaire ce truc-là …, brailla quelqu'un sans visage. Seuls les grands ont droit aux lapins. »
René Étiemble, L'Enfant de chœur, Paris : Gallimard, 1937.

Robert Giraud cite Étiemble, puis paraphrase Delvau : « En argot des pensionnaires de collège, celui qui masturbe ses camarades. »
Faune et Flore argotiques, 1. Faune, 1993.

LESBIAN AND GAY PRIDE

« Présentation de la LGP Bordeaux
L'association Lesbian et Gay Pride a été créée en 1997 pour répondre à la volonté de pérenniser la Marche en région Aquitaine. »
« L'Interassociative lesbienne, gay, bi et trans ou Inter-LGBT, créée sous le nom de Lesbian et Gay Pride Île-de-France en 1999, est une fédération d'une soixantaine d'associations militant pour les droits des personnes lesbiennes, gays, et transsexuelles. Plus particulièrement, elle se donne pour but de lutter contre les discriminations fondées sur les mœurs, l’orientation sexuelle ou l’identité de genre. » (fr.wikipédia)

« Cette année [2002], la Lesbian et Gay Pride de Paris s'appellera Marche des fiertés lesbiennes, gaies, bi et trans (LGBT). »
http://www.gay.com  avril 2002.

Souvent abrégé en LGP.

LESBIEN, LESBIN, LESPIN

Dans sa variante lesbin, ce mot a été appliqué à l’homosexualité masculine :

« Quant à ces lesbins misérables
Nous n’en découvrirons que trop ;
Ces maraux vont le grand galop
À l’hôpital des incurables ;
C’est du gibier à ladres verts,
On les voit marcher entr’ouverts. »
Saint-Amant, La Rome ridicule, LXXV, 1643.

« Tout Antioche a vu comment tu débauchas ce jeune garçon qui venait de Tarse […]. En Palestine on t’appelait la Ronce, à cause que ta barbe piquait tes beaux amoureux ; car tu te rasais alors. En Égypte on te nommait l’Esquinancie [angine], parce que tu faillis être suffoqué par un matelot, qui te l’enfonça jusqu’au gosier […]. Et que dis-tu quand on t’appelle lesbin ? N’entends-tu pas aussi ce mot, et crois-tu que ce soit pour te louer ? Ou si tu l’entends mieux, parce que la chose t’est plus familière. Tes vices sont connus maintenant jusqu’aux femmes. Car depuis peu, comme tu en faisais rechercher une à Cyzique : – Je ne veux point, dit-elle, d’un homme qui en besoin d’un autre. »
Lucien, Œuvres [Le Pseudologue, 20-28], 1654, traduction de Perrot d’Ablancourt.

« LESBIN : Dit autant que bardache. Voyez Bardache. »
Ph. J. Le Roux, Dictionnaire comique, satirique, critique, burlesque, libre et proverbial, 1718.

« LAPIN. Enfant dépravé. Argot du collège. Vient du vieux mot lespin : prostitué. »
Lorédan Larchey, Dictionnaire historique d’argot, 1881.

Lesbien lui-même a été appliqué aux hommes :

« Nombre d’hétérosexuels, soit par timidité, soit par demi-impuissance, se comportent en face de l’autre sexe comme des femmes et, dans une conjugaison en apparence "normale", jouent le rôle de véritables invertis. L’on serait tenté de les appeler des Lesbiens. Oserai-je dire que je les crois très nombreux .»
André Gide, Feuillets II, 1918.


LGBT, adj. et subs.

D'abord abréviation anglo-saxonne de Lesbian, Gay, Bi et Trans. Sigle transposé ensuite en français.

Bien qu'affreux, il est complaisamment relayé par la presse


« Né le 30 avril 1997, le Centre LGBT de Nantes est issu du changement de nom et d’objet du C.H.A.I.L.A (Comité Homosexuel d’Action et d’Intervention de Loire Atlantique). » (http://www.clgbt-nantes.fr/-Presentation-)

« Promouvoir les cultures et les créations LGBT et queer auprès des homo et hétérosexuels.
Engager une réflexion sur la création LGBT en tant que telle comme dans ses rapports à la culture hétéronormative et dans ce qu'elle participe ou non à l'élaboration d'une culture identitaire. »
Queer factory, octobre 2001 ; http://queerfactory.free.fr

« Cette année [2002], la Lesbian and Gay Pride de Paris s'appellera Marche des fiertés lesbiennes, gaies, bi et trans (LGBT). »
http://www.gay.com  avril 2002

« L'Interassociative lesbienne, gaie, bi et trans (Inter-LGBT) participe d'un mouvement qui, depuis 30 ans, inscrit dans la société la question de l'orientation et de l'identité sexuelles par le biais de manifestations publiques.
Son but est de lutter contre les discriminations fondées sur les mœurs, l'orientation ou l'identité sexuelle.
Elle organise la Marche des fiertés lesbiennes, gaies, bi et trans, le Printemps des assoces et d'autres interventions publiques ; elle participe au dialogue politique et social ; elle soutient des projets inter-associatifs et favorise à la fois la visibilité des associations LGBT et l'émergence d'une stratégie collective au moyen de son Conseil. »

« La nouveauté de l'année est le nom de cette marche désormais en français "pour qu'il y ait plus de lisibilité" et s'étendant aux bisexuels et transsexuels, explique à l'AFP le président de l'Interassociative lesbienne, gaie, bi et trans (LGBT), René Lalement, organisateur de la Marche. »
AFP, 27 juin 2002.

« Une cour d’appel fédérale de San Francisco a décidé mardi 8 avril qu’un établissement scolaire qui ne protège pas ses élèves LGBT contre le harcèlement physique ou moral pourrait être condamné pour violation du principe d’égalité. »
Têtu quotidien, 11 avril 2003.

« La FÉDÉRATION LGBT a pour objet de créer une solidarité entre associations, unir les forces militantes et partager les expériences. Elle regroupe des Centres Lesbiens, Gays, Bi et Trans (LGBT) et des associations locales ou nationales LGBT, qui agissent en France. L'association dirige la réalisation de son objet aussi bien à l'intention de ses membres qu'à l’intention des associations non membres, qu'elles soient LGBT ou non. [...] constituée le 13 juillet 2003, sous forme d'une association régie par la loi du 1er juillet 1901 [...] L'association a eu successivement pour titre « INTER CENTRES LGBT » puis « FÉDÉRATION DES CENTRES LGBT », l'association a pour titre depuis le 31 janvier 2009 « FÉDÉRATION LGBT », pour sous-titre « Fédération des Associations et des Centres Lesbiens, Gays, Bi et Trans en France. » (http://federation-lgbt.org)

« Lusogay - comme son nom l'indique - est une association de gays (entendre LGBT : Lesbiennes Gays Bis et Trans) et de leurs ami(e)s, ayant un attrait particulier pour les pays lusophones et plus particulièrement pour le Brésil et le Portugal.
La vocation de Lusogay est essentiellement d'ordre culturel :
- échange avec les associations LGBT des pays lusophones ;
- information et diffusion de la culture lusophone à caractère LGBT ;
- lien avec les associations françaises LGBT qui, en raison de leurs activités, ont à faire avec le monde lusophone. »
http://lusogay.free.fr , Septembre 2003.

Les associations socialistes LGBT européennes, réunies vendredi 28 octobre à Paris, ont signé une déclaration commune à destination du président du Parti socialiste européen (PSE). «Suite à l'approbation, par plusieurs gouvernements européens, de lois visant à octroyer une pleine égalité des droits aux personnes LGBT, écrivent-elles, il devient intolérable que tous les citoyens des pays membres de l'UE n'aient pas des droits identiques. Il nous semble essentiel de rappeler que l'universalité des droits est un pilier central du socialisme.» Leur proposition «vise à créer une plate-forme LGBT au sein du PSE et contribuera ainsi à une meilleure connaissance des engagements politiques du PSE.» Elle a été co-signée par les représentants de 9 associations socialistes européennes (présentes en Allemagne, Autriche, Belgique, Espagne, France, Italie, Pays-Bas, Royaume-Uni, Suède), invités au siège du Parti socialiste français, à Paris, par Homosexualités et socialisme. La rencontre a été introduite par Jack Lang et conclue par Dominique Strauss-Kahn, secrétaire national du PS. Celui a confirmé son engagement en faveur du mariage et de l'adoption pour les couples de même sexe. «Si le choix des militants se porte sur moi, a-t-il déclaré, faisant référence à la candidature PS pour les élections présidentielles de 2007, je m'engage devant vous à me battre pour la mise en œuvre de l'égalité réelle des droits pour les personnes LGBT
http://www.tetu.com   31 octobre 2005

« Najat Vallaud-Belkacem, ministre des Droits des femmes, souhaite une révision des manuels scolaires à propos de l'homosexualité. Dans une interview au magazine Têtu, elle explique qu' « aujourd'hui, ces manuels s'obstinent à passer sous silence l'orientation LGBT (lesbienne, gay, bi et trans) de certains personnages historiques ou auteurs, même quand elle explique une grande partie de leur œuvre », a-t-elle indiqué, citant Arthur Rimbaud. » (lefigaro.fr, 23 octobre 2012)

« Condamner l’homosexualité c’est condamner les personnes LGBT ! L’Inter-LGBT porte plainte contre Christine Boutin
COMMUNIQUE DE PRESSE DU 11 AVRIL 2014 » (inter-lgbt.org)

« Orlando, en Floride, est la ville de Disney World. Imaginant un Disney World funèbre dans sa tête malade, un fanatique a tué quarante-neuf personnes dans une boîte de nuit LGBT (Lesbiennes, gays, bisexuels, transgenres). » Charles Dantzig, " Si on attaque les lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres, c’est que l’homophobie est devenue électorale ", Le Monde, 14 juin 2016.


David Thorstad a publié sur ce sigle une étude critique, à laquelle je souscris largement :

LGBT: a Dissection



Le Premier ministre a présenté un décret modifiant le décret n° 2003-1164 du 8 décembre 2003 portant création du comité interministériel de lutte contre le racisme et l'antisémitisme.
Il s’agit d’étendre le domaine d’intervention du comité interministériel à la lutte contre le racisme et l’antisémitisme, ainsi que de son délégué interministériel (DILCRA), à la lutte contre la haine et les discriminations envers les personnes lesbiennes, gays, bi et trans (LGBT).
La délégation interministérielle sera ainsi renommée DILCRAH : délégation interministérielle à la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la haine anti-LGBT.
Cette extension résulte de l’engagement pris par le Président de la République devant les associations LGBT le 30 juin 2016, à la veille de la Marche des fiertés. "

" Dans un courrier que l'Agence France-Presse s'est procuré, le patron par intérim du parti, Philippe Grangeon, et celui du groupe de députés Gilles Le Gendre condamnent « avec la plus grande fermeté » un tweet de la députée de l'Oise, depuis supprimé. [...]
Dans ce message portant sur la procréation médicalement assistée, Agnès Thill dénonçait « un puissant lobby LGBT à l'Assemblée nationale », tout en arguant du fait que « l'Assemblée nationale n'est pas la France ». Ces propos « contreviennent aux valeurs » de La République en marche, estiment messieurs Grangeon et Le Gendre, en ajoutant que « les termes de lobby LGBT relèvent d'une sémantique homophobe ». « Tes propos n'expriment pas une conviction. Ils constituent une mise en cause insidieuse de certains de nos collègues », poursuivent les deux cadres du parti. " Une députée LREM épinglée après avoir évoqué « un lobby LGBT à l'Assemblée » (Le Point.fr, 9 novembre 2018)

Cf  GLBT

LGBTI

Avec I pour intersexe ou intersexués.



LGBT-PHOBE

« Jacques Toubon : Défenseur des droits et LGBT-phobe ?
COMMUNIQUE DE PRESSE DU 13 JUIN 2014 » (inter-lgbt.org)

LGBTPHOBIE

" Le Collectif éducation contre les LGBTphobies en milieu scolaire reçu en audience au MENvendredi 09 octobre 2009 • par PatrickCommuniqué de presse
Collectif éducation contre les LGBTphobies en milieu scolaire " (fsu.fr/Le-Collectif-education-contre-les.html)

" Collectif éducation contre les LGBTphobies en milieu scolaire
Lutte contre les discriminations lesbophobes, homophobes, biphobes, transphobes en milieu scolaire et universitaire 
Plateforme revendicative
17 mai 2012 " (http://www.gouvernement.fr/sites/default/files/fichiers_joints/2_-_contribution_du_collectif_education_contre_les_lgbtphobies.pdf)

« Découvrez un bilan LGBTphobies de l’année 2013, réalisé par l’Inter-LGBT grâce au chiffres du rapport annuel d’SOS Homophobie et à ceux de l’enquête de l’agence européenne pour les droits fondamentaux, publiée en 2013. Rappelons que les chiffres contenus dans le rapport annuel ne se basent que sur les témoignages reçus par SOS Homophobie et sont donc bien en deçà du nombre réel de cas. Ils offrent néanmoins un excellent aperçu des violences et discriminations subies par les personnes lesbiennes, gaies bies et trans. » (inter-lgbt.org, mai 2014)

LGBTQ, sigle utilisé comme adjectif invariable

“Lesbian, Gay, Bisexual, Transgendered, Queer Resources and Programs”

« Le Conservatoire des Archives et des Mémoires Homosexuelles de l'Académie Gay et Lesbienne assure depuis 2002, la conservation d'environ 20 000 documents GLBTQ pour contribuer à la préservation des patrimoines socioculturels LGBTQ. »
Lu en juillet 2003 sur http://www.archiveshomo.info

« Organisé dans le cadre de l'association EFiGiES (http://efigies.free.fr), l'atelier d'études LGBTQ, créé en septembre 2005, rassemble une cinquantaine de jeunes chercheuses et chercheurs de diverses disciplines (arts plastiques, études cinématographiques, géographie, histoire, langues étrangères, lettres modernes, psychologie, sciences de l'information et de la communication, sciences politiques, sociologie, staps) travaillant sur les sexualités minoritaires et/ou minorisées. Cet atelier se donne pour objectif de favoriser les échanges entre étudiant-e-s travaillant sur des sujets LGBTQ, notamment par le partage des savoirs et par la circulation des informations. L'atelier est ouvert aux étudiant-e-s de premier, second et troisième cycles, ainsi qu'aux post-doctorant-e-s, travaillant ou ayant travaillé sur ces problématiques. »

« Organisé dans le cadre de l'association EFiGiES (http://efigies.free.fr ), l'atelier d'études LGBTQ, créé en septembre 2005,  rassemble une cinquantaine de jeunes chercheuses et chercheurs de  diverses disciplines (arts plastiques, études cinématographiques,  géographie, histoire, langues étrangères, lettres modernes,  psychologie, sciences de l'information et de la communication,  sciences politiques, sociologie, staps) travaillant sur les sexualités minoritaires et/ou minorisées. Cet atelier se donne pour  objectif de favoriser les échanges entre étudiant-e-s travaillant sur  des sujets LGBTQ, notamment par le partage des savoirs et par la  circulation des informations. »
Liste de diffusion du séminaire gai, 24 septembre 2006.

RTL, 27 juin 2018 : " Homophobie : plus d’un LGBTQ sur deux a déjà été victime d’une agression "
  http://www.rtl.fr/girls/identites/homophobie-plus-d-un-lgbtq-sur-deux-a-deja-ete-victime-d-une-agression-7793887720

Mgr Jean-Pierre Cattenoz : " Je n’ai jamais rencontré de L, de G, de B, de T et, paraît-il, maintenant de Q ; je ne connais et ne vois que des personnes humaines avec toute la richesse de leur féminité et de leur masculinité inscrite dans leur chair et jusque dans leur être le plus profond. Je continue de m'émerveiller devant la complémentarité de l'homme et de la femme. Au nom de celle-ci, je m'émerveille encore, devant l'amour qui jaillit entre eux et débouche sur le don de la vie. Le mariage pour tous peut bien exister, ce ne sera jamais qu’une amitié, aussi belle soit-elle. » (Homélie, 15 juillet 2018, diffusée sur France Culture dans Le Jour du seigneur).

Ce Monseigneur est-il bien compétent sur ce sujet ??


LIGURINUS

« Je plante un homme, disait un philosophe cynique [Diogène de Sinope]. Que plante-t-on publiquement dans le jardin du Palais-Royal et dans les rues ? À quoi servent ces Ligurinus [cf Horace, Odes, IV, i, 33 et x, 5], qui, sous l'habit de femme, et même l'habit d'homme, raccrochent dans le jardin et sous les croisées du Roi, avec des gestes si lascifs, que la plus effrontée courtisane en rougirait. »
Fournier-Verneuil, Paris, Tableau moral et philosophique, 1826.

LOBÉ

Pour le lexicographe de l'argot Hector France, équivalent de pédéraste.

LOPAILLE

Relevé par Nougier en 1900, avec la signification de « pédéraste passif ».

LOPE, LOPETTE

Relevé par Nougier en 1900, avec la signification de « pédéraste passif (argot parisien) ». Bruant et Gallais signalèrent ce mot que plusieurs écrivains placèrent dans leurs romans et nouvelles.

« Lopettes dont les quais ont vu les jeux (*), parmi leurs dômes urinaires. »
Laurent Tailhade, Poèmes aristophanesques, 1904.
*. Il y a contrepèterie.

« Chiqueur ! sale tante ! eh ! lope ! éclata-t-elle en se renversant de rage sur l’oreiller. »
Francis Carco, Jésus-la-Caille, 1914, 2e partie, IV.

« Les hétéros nous condamnent impitoyablement, nous sommes des lopes, des tantes, des tapettes …, on nous abaisse plus bas que le dernier des crapuleux …, eux sont jugés et condamnés, nous, nous sommes méprisés. »
Inversions, n° 4, mars 1925.

« une lope de la haute »
A. Tabet, Rue de la marine, 1938, chapitre LI.

« Il me prend pour une lope. »
Jean-Paul Sartre, L’Enfance d’un chef [pensée de Lucien à l’arrivée du garçon d’hôtel].

D’après J. Lacassagne (L’Argot du milieu, 1935), il s’agirait d’une aphérèse de salope. Comme tapette, lope n’a pas du tout été apprécié par les militants de l’inversion ; l’emploi qu’en fit Jean Genet apporte une nuance d’efféminement :

« Lui c’est pas un homme, c’est une lope. Une lopette ! T’entends, roger, une lopette ! Une tapette, si t’aimes mieux. Nous on est deux potes, deux frangins, nous on fait ce qu’on veut. On a le droit, on est beaux-frères. C’est en famille qu’on est. Et lui, c’est une lopette ! »
Jean Genet, Querelle de Brest, 1947.

Belle brochette de dénominations enfilée par Raymond Queneau :

« Qu’est-ce que c’est au juste qu’une tante ? lui demanda familièrement Zazie en vieille copine. Une pédale ? une lope ? un pédé ? un hormosessuel ? Y a des nuances ? »
Zazie dans le métro, 1959, chapitre XII.

Et enfin, sur leparisien.fr du 17 février 2012,

« 15 heures. Debré : « On avait tous (...) considéré qu'Hollande était une lopette.» La comparaison risque de ne pas passer inaperçue. Invité ce matin des « Grandes Gueules », le député (UMP) de Paris a comparé le candidat socialiste à « une  lopette ». Interrogé sur l'entrée en campagne du chef de l'Etat, l'élu explique : « J'avais craint à un moment donné que la séquence ait lieu le 6 ou le 7 mars et que ça c'était beaucoup trop tard. Pourquoi ça a été fait plus tôt ? Parce qu'on avait tous (...) considéré qu'Hollande était une lopette, en disant c'était rien du tout, que c'était un ectoplasme, il va s'effondrer, et bien pas du tout ... » Cette formule est dénoncée par le collectif d'associations Total Respect - Tjenbé Rèd : « La fédération Total Respect s’indigne de ces propos, qui suivent de peu les nouvelles provocations homophobes de Christian Vanneste (autre député UMP), explique-t-il dans un communiqué. Elle proposera dans les meilleurs délais à son conseil fédéral de porter plainte en justice contre M. Debré. »
16h30. Bernard Debré : « Arrêtons avec la censure des mots. » Comparé par une fédération d'associations à Christian Vanneste, le député UMP accusé d'homophobie cette semaine, le député parisien se défend. « Ne me comparez pas à ce type, s'exclame-t-il. Une lopette, cela n'a rien à voir avec un homosexuel. On est complètement givrés maintenant. Arrêtons la censure des mots et surtout de leur donner un mauvais sens. »
http://www.leparisien.fr/election-presidentielle-2012/en-direct-apres-sarkozy-fillon-accuse-hollande-de-mensonge-17-02-2012-1865005.php

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