mercredi 27 août 2014

L'AFFAIRE DE LENOIR ET DIOT (Paris, 1750)





Paris, janvier - juillet 1750


   La proposition de l'ancien maire de Paris Bertrand Delanoë tendant à l’apposition d’une plaque commémorative à la mémoire de Bruno Lenoir et Jean Diot à l’angle des rues Bachaumont et Montorgueil (Paris 2e) réveilla le souvenir de cette lamentable affaire. Cette plaque fut dévoilée le 18 octobre 2014 par le maire PS de Paris, Anne Hidalgo.


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  L'exécution capitale de Lenoir et Diot en juillet 1750 constitue la dernière affaire connue de répression judiciaire de l'homosexualité per se, c'est-à-dire non compliquée de violence ou de pédophilie, en France. L'affaire précédente qui soit comparable, en mars 1720, tout aussi triste mais moins médiatisée, concernait deux tout jeunes parisiens, Philippe Basse et Bernard Mocmanesse, également accusés de blasphèmes, il faut dire ...

Lien : Procès de sodomie en France

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  La surveillance policière des lieux de rencontre des "gens de la manchette" par les mouches, que j'ai décrite dans Les Assemblées de la manchette, n'est pas responsable de l'arrestation de Lenoir et Diot ; ils ont été surpris par le guet royal, institution ancienne qui coexistait avec la police, près de ce que l'on appelle aujourd'hui le Forum des Halles. Sans doute faut-il voir là une des raisons de cette sévérité, exceptionnelle au XVIIIème siècle.


I / L'arrestation

   Le commissaire en dressa ce procès-verbal :

L'an 1750 le [dimanche] 4 janvier 11 heures et demie du soir par devant nous Jacques François Charpentier conseiller du Roi, commissaire au Châtelet à Paris, en notre hôtel est comparu Julien Dauguisy, sergent du guet [...] lequel a dit que passant rue Montorgueil entre la rue St Sauveur et la rue Beaurepaire, il a vu deux particuliers en posture indécente et d'une manière répréhensible, l'un desquels lui a paru ivre. Il les a arrêtés tant sur ce qui lui a paru de leur indécence que sur la déclaration que lui a faite un particulier passant, qui a dit les avoir vu commettre des crimes que la bienséance ne permet point d'exprimer par écrit ; pour quoi il les a conduits par devant nous, et a signé en notre minute.

Par l'un des particuliers a été dit qu'il se nomme Bruno Lenoir, âgé de 20 ou 25 ans, garçon cordonnier [...], qu'il ne connaît point l'autre particulier arrêté sinon qu'il l'a rencontré il y a une demie heure, que ce particulier lui a demandé s'il voulait venir avec lui et qu'ayant refusé, ce particulier lui a défait sa culotte et a commis sur lui des indécences, et que la garde étant survenue les a arrêtés et conduits par devant nous. Et a signé en notre minute.

Par l'autre particulier, a été dit qu'il se nomme Jean Diot, âgé de 40 ans, garçon domestique chez la dame Marin, chaircuitière rue de la Fromagerie [...], qu'il ne connaît point l'autre particulier arrêté, que l'ayant trouvé sur le pas d'une porte endormi, il n'avait d'autre intention que de lui rendre service et n'était point en posture indécente comme on lui reproche, et n'avait point ôté sa culotte quand on l'a arrêté. Et a déclaré ne savoir écrire ni signer (Archives nationales, manuscrit Y 10132).


  On verra plus loin les détails apportés par l'avocat parisien Barbier sur les circonstances de ces arrestations. Lenoir et Diot sont mis en détention, et interrogés cinq jours plus tard :
Bruno Lenoir, garçon cordonnier âgé de 21 ans [...] a déclaré aujourd'hui 9 janvier 1750 que le 4 du présent mois, passant à 9 heures du soir rue Montorgueil, il y a été rencontré par un particulier à lui inconnu, et qu'il a su depuis s'appeler jean Diot, [...] que ce Jean Diot est venu l'accoster et lui a proposé l'infamie, qu'il l'a même prié de le lui mettre par derrière, que pour cet effet Jean Diot a défait sa culotte et que lui déclarant le lui a mis par derrière, sans cependant finir l'affaire [d'ou mon titre ...], attendu qu'ils ont été surpris par le guet qui les a arrêtés et qui après les avoir conduits devant un commissaire les a amenés à la prison du grand Châtelet [...] Jean Diot nie le fait (Archives de la Bastille, manuscrit 11717, folio 247).
Ce cas de sodomie en pleine rue n'est pas le seul connu ; en octobre 1727, un certain Jean Duvu racontait qu'il avait " foutu en cul, au milieu de la rue des Saints-Pères, un jeune homme qu'il avait entretenu longtemps, nommé Picard " (Archives de la Bastille, 10257 ; Les Assemblées de la manchette, N° 26)


II / Le procès

  Le 11 avril 1750, le procureur requiert que les inculpés soient brûlés vifs (Archives nationales, mss Y 10132). La sentence, rendue le 27 mai, nous est connu par cet arrêt du 5 juin :

Sr Berthelot.
Vu par la Cour : le procès criminel fait par le Prévôt de Paris ou son lieutenant-criminel au Châtelet à la requête du substitut du procureur général du Roi, demandeur et accusateur, contre Bruno Lenoir garçon cordonnier et Jean Diot domestique, défendeurs et accusés, prisonniers en la Conciergerie du Palais, appelant de la sentence rendue sur le procès le 27 mai 1750 par laquelle ils auraient été déclarés dûment atteints et convaincus du crime de sodomie mentionné au procès ; pour réparation ils auraient été condamnés à être conduits dans un tombereau à la place de Grève, et là y être brûlés vifs avec leur procès, leurs cendres ensuite jetées au vent, leurs biens acquis et confisqués au Roi ou à qui il appartiendra, sur chacun d'eux préalablement pris la somme de 200 livres d'amende envers le Roi, au cas que confiscation n'ait pas lieu au profit de sa Majesté.
Ouïs et interrogés en la Cour Bruno Lenoir et Jean Diot sur leur cause d'appel et cas à eux imposés.
Tout considéré.
La Cour dit qu'il a été bien jugé par le lieutenant-criminel du Châtelet, mal et sans grief appelé par Bruno Lenoir et Jean Diot, et les amendera. Et pour faire mettre le présent arrêt à exécution renvoie Bruno Lenoir et Jean Diot prisonniers par devant le lieutenant-criminel du Châtelet.
Fait en Parlement le 5 juin 1750
Arrêté que Bruno Lenoir et Jean Diot seront secrètement étranglés avant de sentir le feu (Archives nationales, Parlement criminel, x/2b/1006 ; arrêt signé Demaupéou et Berthelot).

L'interrogatoire auquel il est fait allusion ci-dessus n'est connu que par ce procès-verbal :

" Bruno Lenoir après serment :
23 ans, cordonnier.
S'il a passé dans la rue Montorgueil : n'en sait rien.
S'il a défait sa culotte : ne sait ce qu'on veut lui dire.
S'il a commis des indécences avec un autre particulier : n'en sait rien.

Jean Diot, après serment :
40 ans, gagne deniers.
S'il a été rue Montorgueil : oui.
S'il a commis avec Lenoir des indécences : non et ne le connaît pas.
S'il a défait sa culotte : oui, pour lâcher de l'eau.
Si l'autre avait aussi sa culotte défaite : n'en sait rien. "
(Archives nationales, Parlement criminel, x/2a/1114, registre du Conseil du 5 juin 1750 ; procès-verbal signé Berthelot.)


III / L'exécution

  Voltaire, qui signala l'exécution de Deschauffours en 1726, semblait ne pas avoir eu connaissance de ce procès ; il était alors en Prusse, auprès de Frédéric II, dont les mœurs ne le choquaient pas (soit dit en passant). L'exécution des deux hommes resta aussi inconnue des auteurs des Mémoires secrets, qui écrivaient, le 11 octobre 1783, le jour de l'exécution de Paschal, que " depuis le supplice de Deschauffour [1726] on n'avait point exécuté de sodomiste ".

  L'avocat E.J.F. Barbier nota le fait dans son Journal historique et anecdotique ; plusieurs éditeurs omirent les deux passages concernés, que je reproduis ci-dessous d'après le manuscrit que j'ai consulté à la BnF :

Juin 1750
On devait brûler ces jours-ci deux ouvriers que le guet a trouvé le soir en flagrant délit culotte bas pour fait de b.... Le fait est fort singulier, mais on dit qu'on a commué la peine par prudence, et qu'ils seront apparemment enfermés pour le reste de leur vie à Bicêtre.

Juillet 1750
Aujourd'hui, lundi 6, on a brûlé en place de Grève, publiquement, à cinq heures du soir, ces deux ouvriers : savoir, un garçon menuisier et un chaircuitier, âgés de 18 et 25 ans, que le guet a trouvés en flagrant délit, dans les rues, le soir, commettant le crime de sodomie ; il y avait apparemment un peu de vin sous jeu pour pousser l'effronterie à ce point. J'ai appris, à cette occasion, que devant les escouades du guet à pied, marche un homme vêtu de gris qui remarque ce qui se passe dans les rues, sans être suspect, et qui, ensuite, fait approcher l'escouade. C'est ainsi que nos deux hommes ont été découverts. Comme il s'est passé quelque temps sans faire l'exécution, après le jugement, on a cru que la peine avait été commuée à cause de l'indécence de ces sortes d'exemples, qui apprennent à bien de la jeunesse ce qu'elle ne sait pas. Mais on dit que c'est une contestation entre le lieutenant-criminel et le rapporteur [...] Bref, l'exécution a été faite pour faire un exemple, d'autant que l'on dit que ce crime devient très commun et qu'il y a beaucoup de gens à Bicêtre pour ce fait. Et comme ces deux ouvriers n'avaient point de relations avec des personnes de distinction, soit de la Cour, soit de la ville, et qu'ils n'ont apparemment déclaré personne, cet exemple s'est fait sans aucune conséquence pour les suites [...] On n'a point crié le jugement pour s'épargner apparemment le nom et la qualification du crime. On avait crié en 1726 pour le sieur Deschauffour, pour crime de sodomie ( BnF, mss français 10289, folios 149 et 152).


  Le tome 6 des Journal et Mémoires de René Louis d'Argenson indiquait, à la date du 18 juillet 1750 :

" On a brûlé ces jours-ci deux manants pour sodomie, et fustigé une belle maquerelle par les rues, pour avoir voulu prostituer une fille de dix ans à un jeune bénéficier du collège de Bourgogne. "

IV / Retentissement immédiat, et échos plus ou moins lointains

  La seule réaction littéraire immédiate connue se lisait dans cet écrit satirique et allégorique attribué à Blanchet de Pravieux, Les Réclusières de Vénus (1750) :

Vénus accourt, et d'un œil satisfaitsouffle le feu ; la flamme dévorantechez ses rivaux va porter l'épouvantequi ne dura qu'autant que les tisonsflambaient, grillaient les deux nouveaux                        Chaussons (a).a. Jacques Chausson, condamné pour impiété et prostitution de jeunes garçons, fut exécuté avec son complice Fabry à Paris en décembre 1661 ; son nom était depuis parfois employé comme nom commun (cf mon DFHM, entrée "Chausson").

L'Encyclopédie de d'Alembert et Diderot la signala en 1765, à l'article très rétrograde "Sodomie" de Boucher d'Argis, après avoir rappelé la base juridique de genre d'exécutions, soit la peine en usage pour "ce désordre abominable". Comme cet article donne, théoriquement, le point de vue des élites éclairées de l'époque, il mérite que je le cite entièrement :



« SODOMIE, s. f. (Gram. & Jurisprud.) est le crime de ceux qui commettent des impuretés contraires même à l'ordre de la nature ; ce crime a pris son nom de la ville de Sodome, qui périt par le feu du ciel à cause de ce désordre abominable qui y était familier.
  La justice divine a prononcé la peine de mort contre ceux qui se souillent de [ce] crime, morte moriatur ; Lévitique, ch. XX .
  La même peine est prononcée par l'Authentique, ut non luxurientur.
  La loi cum vir au code de adult. veut que ceux qui sont convaincus de ce crime soient brûlés vifs.
  Cette peine a été adoptée dans notre jurisprudence : il y en a eu encore un exemple en exécution d'un arrêt du 5 juin 1750, contre deux particuliers qui furent brûlés vifs en place de Grève.
  Les femmes, les mineurs, sont punis comme les autres coupables.
  Cependant quelques auteurs, tels que Menochius, prétendent que pour les mineurs, on doit adoucir la peine, surtout si le mineur est au-dessous de l'âge de la puberté.
  Les ecclésiastiques, les religieux, devant l'exemple de la chasteté, dont ils ont fait un voeu particulier, doivent être jugés avec la plus grande sévérité, lorsqu'ils se trouvent coupables de ce crime ; le moindre soupçon suffit pour les faire destituer de toute fonction ou emploi qui ait rapport à l'éducation de la jeunesse. Voyez Du Perray.
  On comprend sous le terme de sodomie, cette espèce de luxure que les canonistes appellent mollities, & les latins mastupratio, qui est le crime que l'on commet sur soi-même ; celui-ci lorsqu'il est découvert (ce qui est rare au for extérieur) est puni des galères ou du bannissement, selon que le scandale a été plus ou moins grand.
  On punit aussi de la même peine ceux qui apprennent à la jeunesse à commettre de telles impuretés ; ils subissent de plus l'exposition au carcan avec un écriteau portant ces mots, corrupteur de la jeunesse. Voyez les novelles 77 & 141 ; du Perray, des moyens can. ch. viii ; Menochius, de arbitr. cas. 329 n. 5 ; M. de Vouglans, en ses Instit. au Droit criminel, page 510. »

Encyclopédie, tome XV, colonne 266, 1765, par Antoine-Gaspard Boucher d'Argis (1708-1791).



On retrouvera cet article, avec des notes d'éclaircissement, dans mon DFHM, article "sodomie".

L'article "sodomie du Dictionnaire des Sciences Médicales de Panckoucke fit le même rappel :

" En France, avant la réforme de notre code criminel, on se conformait à la loi Cum vir, et les sodomites étaient brûlés vifs : en 1750, deux pédérastes furent brûlés en place de Grève [tome 51, 1821. La loi Cum vir ..., édit de l'empereur Constant en l'an 342, punissait de mort les unions masculines]. "

L'article "pédérastie" rédigé par le Dr A. Lacassagne dans le Dictionnaire Encyclopédique des Sciences Médicales, notait encore, en 1886, cette exécution, rappelant une disposition du XIIIe siècle mentionnée par Voltaire :
" D'après les Etablissements de Saint Louis, les individus convaincus de bougrerie sont jugés par l'évêque et condamnés à être brûlés. Au siècle dernier, nos lois étaient aussi sévères ; en 1750, on brûla deux pédérastes en place de Grève (vol. 22). "
Le Code pénal annoté de Me Emile Garçon (Paris : Sirey, 1956) mentionnait cette exécution, à l'article 331, mais elle resta inconnue des auteurs de l'ouvrage Les Procès de sodomie au 16ème, 17ème et 18ème siècle, Fernand Fleuret et Louis Perceau (Paris : Bibliothèque des curieux, 1920, sous le pseudonyme du Dr Hernandez). Pour un inventaire des procès de sodomie, au sens homosexuel du terme, en France, voir mon article.


Ma première édition de cette étude parut en octobre 1980 en auto-édition (ISBN 2-86254-001-3), sous le titre L'affaire Lenoir-Diot.

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Un article de Michel Rey (1953-1993), " Police et sodomie à Paris au XVIIIème siècle : du péché au désordre " (Revue d'histoire moderne et contemporaine, volume XXIX, janvier-mars 1982). rappela l'affaire en lui donnant la date erronée de 1580. Ailleurs, Michel Rey tenta maladroitement de relier cette exécution aux soulèvements populaires de mai-juin 1750 (" Ganymède, Clio et compagnie ", Masques, n° 23, automne 1984) ; voir ma réponse au courrier de Masques, n° 24, hiver 1985).

Ces soulèvements, qui commencèrent le 19 mai, d'après le témoignage du Journal du lieutenant de police d'Argenson (cité partiellement par Arlette Farge dans Vivre dans la rue à Paris au XVIIIème siècle, 1979), avaient pour cause des arrestations d'enfants, arrestations dont le nombre fut vite amplifié par la rumeur. Mais la simple chronologie interdit toute liaison, puisque c'est dès le 11 avril que le procureur avait requis la peine de mort.

De plus, à la différence de l'affaire Deschauffours, aucun enfant n'était en cause ici. S'il y a un déterminant extérieur à chercher, ce peut être dans les suites de la surveillance policière qui s'était établie au début des années 1720 (voir Les Assemblées de la manchette) ; beaucoup se laissèrent prendre aux "mouches" dans un premier temps, beaucoup moins par la suite. Le fichier ainsi constitué avait alors permis, à partir de 1748 environ, de convoquer un certain nombre d'individus afin d'obtenir d'eux des dénonciations. Certains d'entre eux, catalogués "infâmes d'habitude", furent enfermés à Bicêtre. Cela ne fut peut-être pas considéré comme suffisant pour l'effet dissuasif recherché.

En 1985, l'historien Maurice Lever (1935-2006) commenta l'affaire dans Les Bûchers de Sodome Histoire des "infames", Paris : Fayard, 1985 (réédition 1996 en collection 10-18), chapitre IX, " Derniers bûchers, nouvelles Bastilles ".
Reprise en 2000 de ma publication de 1980 dans Homosexualité, Lumières et droits de l'homme, suivi de L'affaire de Lenoir et Diot, Paris : C. Courouve, 2000, ISBN 2-86254-025-0.

16-18 décembre 2013 : suite à un vœu du groupe PCF/PG en 2011, délibération du Conseil de Paris relative à une plaque apposée à l'angle des rue Bachaumont et Montorgueil à Paris 2e, dans le périmètre historique correspondant au lieu de leur arrestation, plaque commémorative à la mémoire de Bruno Lenoir et Jean Diot :

Le 4 JANVIER 1750
RUE MONTORGUEIL, ENTRE LA RUE SAINT-SAUVEUR
ET L'ANCIENNE RUE BEAUREPAIRE, FURENT ARRËTÉS
BRUNO LENOIR ET JEAN DIOT.
CONDAMNÉS POUR HOMOSEXUALITÉ,
ILS FURENT BRÜLÉS EN PLACE DE GRÈVE LE 6 JUILLET 1750
CE FUT LA DERNIÈRE EXÉCUTION POUR HOMOSEXUALITÉ EN FRANCE

Le Conseil de Paris siégeant en formation de Conseil Municipal
Vu le code général des collectivités territoriales et notamment ses articles L 2511-1 et suivants ;
Vu la délibération du 5 mars 1979 réglementant les hommages rendus par la Ville ;
Vu le projet de délibération en date du par lequel M. le Maire de Paris soumet à son approbation l’apposition d’une plaque commémorative à la mémoire de Bruno Lenoir et Jean Diot à l’angle des rues Bachaumont et Montorgueil, Paris 2e
;
Vu l'avis du conseil du 2e arrondissement en date du ;
Sur le rapport présenté par Mme Catherine Vieu-Charier au nom de la 9eCommission,
Délibère :
Article 1 : Est approuvée la proposition de M. le Maire de Paris tendant à l’apposition d’une plaque commémorative à la mémoire de Bruno Lenoir et Jean Diot à l’angle des rues Bachaumont et Montorgueil à Paris 2e.
Article 2 : Le texte de la plaque est : « Le 4 janvier 1750, rue Montorgueil entre la rue Saint-Sauveur et l’ancienne rue Beaurepaire, furent arrêtés Bruno Lenoir et Jean Diot. Condamnés pour homosexualité, ils furent brûlés en place de Grève le 6 juillet 1750. Ce fut la dernière exécution pour homosexualité en France.»
Article 3 : La dépense correspondante, estimée à 4 868 euros sera imputée sur le budget d'investissement de la Ville de Paris, exercice 2013, rubrique 324, nature 2313, mission 40000-99-040, individualisation 13V00149 DAC.

Cette plaque fut dévoilée le 18 octobre 2014 par la maire socialiste de Paris Anne Hidalgo :



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